21 janvier 2007
Orage grêligène du Samedi 13 Mai 2006
Voici le récit de mon aventure passée avec ce très fort orage de grêle qui s'est développé hier chez moi, ainsi que dans les communes alentours. C'est un des plus violents orage de pluie et de grêle auquel j'ai pu assisté!
L'orage qui s'est sans cesse régénéré sur place a abandonné de façon très brutale et durable des pluies torrentielles, mêlées à de très violentes chutes de grêle par endroit. Les inondations constatées dans ma commune, chez certains commerçants ont été spectaculaire.
Une journée d'émerveillement pour moi, mais de cauchemar pour d'autres personnes qui ont perdu de nombreux biens. Autre fait qui, je pense à d'autant plus surprit la population est qu'aucun bulletin météo particulier n'avait été élaboré pour ce jour. Il faut dire que les orages font parti des phénomènes les plus difficile à prévoir. Cela n'enlève rien quant à l'admiration que j'ai pour les prévisionnistes qui se heurtent quotidiennement à une science qui ne sera jamais exacte.
Avant tout, rapide coup d'oeil sur l'emplacement des orages et la densité de foudroiement qu'ils ont engendré en France dont l'Ile-de-France à 15h30:
Maintenant décrivons en phrases et en images le vécu de cet orage mémorable:
La première photo prise entre 14h40 et 14h50 vers le nord-ouest montre le début d'une situation de plus en plus orageuse mais qui ne donne pas de signe particulier quant à la nature du phénomène. En effet, certains nuages de basse ou moyenne altitude s'aggloméraient de façon beaucoup trop dense, et masquaient toute visibilité quant à la détection de nuages potentiellement orageux. Ici, vu l'instabilité déja bien présente, il est probable que des cumulus congestus en grand nombre se soient formés, dont certains atteignaient déja le stade de cumulonimbus (au moins calvus). La présence de nombreuses décharges intranuageuses semblent le confirmer:
Puis, très vite, la pluie et la grêle sont apparues de façon très brutale et violente. Les éléments météo se sont déchaînés avec une vigueur incroyable. Bon nombre d'habitants ont dû être pris de cours dans leurs activités quotidiennes.
Bien évidemment, la montée soudaine d'adrénaline en moi était proportionnelle à la furie des éléments. J'allais et venais de partout pour essayer de prendre des clichés sous les meilleurs angles et points de vue possibles, de tout ce qui pouvait se passer. Mais il survenait tellement de choses à la fois que cela devenait difficilement gérable pour prendre le temps de faire des photos correctes. C'est pour cette raison, et par souci de flou de bougé probable, dû fait de la faible luminosité, que la plupart des images sortiront de captures vidéo.
La capture réalisée au début de l'orage montre la pluie mêlée de grêle qui tombent abondamment et commencent à faire déborder la gouttière (à gauche):
Il sera tombé durant ce très fort orage 42 mm de pluie, valeur un peu sous estimée à mon avis. En effet, je dirais qu'il à dû tomber environ 45, voir 50 mm. Il faut prendre en compte que les grêlons tombés dans le pluviomètre ont certainement projeté de l'eau à l'extérieur du réceptacle.
Certains commerçants de la commune situés en contrebas ont été très affectés par les énormes inondations qui se sont produites dans les rues.
Par exemple, la cave d'un bar-tabac a été noyée sous 1 m d'eau et celle d'un autre commerçant sous 50 cm!! L'accumulation de toute cette eau dans les caves et les sous sol à été telle que les pompiers étaient encore présents le lendemain pour finir de pomper les derniers mètres cubes!
Mais revenons à la situation présente. Maintenant le vent a tourné en ma défaveur, au nord-est. Je ne peux plus filmer dehors et me place alors derrière la porte tellement il pleut. Le plus impressionnant a été de voir et d'entendre les grêlons parfois costauds qui étaient littéralement projetés contre la porte. J'avais l'impression que l'on lançait de nombreux et gros cailloux sur les vitres! Heureusement c'est un double vitrage.
L'orage grêligène atteint son apogée sur ces photos. Par période, la pluie s'effaçait presque totalement et laissait place uniquement à la grêle qui tombait de plus en plus fortement.
Sur la photo juste en dessous, le toit blanchissait à vue d'oeil. C'était vraiment très impressionnant de voir ce spectacle jusqu'alors inconnu à mes yeux. J'entendais le bruit infernal de cette grêle furieuse qui frappait de toute ses forces et sans pitié les objets, les tôles, les verres, et plastiques qui se trouvaient sur son passage. Bien-sûr, la végétation se faisait véritablement hacher sous les plus lourds grêlons, d'autant que les feuilles n'étaient encore que fraîchement sorties. Le vent ayant à nouveau tourné au sud me permet d'établir quelques prises en extérieur:
A quelques minutes d'intervalle, l'évolution sur le toit est surprenante. Il se forme maintenant des amas de glace. Une personne à même cru qu'il avait neigé en région parisienne. En effet, non loin d'ici, tout était recouvert!
Moi non plus je n'ai pas été épargné par les inondations. Les égouts étaient bouchés et le système d'écoulement des eaux mal étudié. On va très prochainement étudier le problème:
L'activité électrique a été ressentie surtout au début de l'orage (modérée à forte). Les fulminants éclataient parfois à une petite centaine de mètres de la maison. Elle s'est peu a peu calmée. Mais quelques coups de foudre apparaissaient de ci de là avec encore une certaine proximité jusqu'à la fin de l'épisode.
Autour de 17h, l'orage et ses précipitations torrentielles qui s'accumulaient dans le sous sol finit par s'aténuer enfin. J'ai fini la journée à éponger le reste d'eau, mais content qu'un phénomène aussi local qu'imprévu et rare aussi se soit produit dans la région. C'est exceptionnel.
Voici à présent les dégâts que la grêle à occasionné sur la végétation à peine sortie de son sommeil dans la Ville de Nogent-sur-Marne (plus touchée), adjacente à celle du Perreux où je réside. Du jamais vu! Photos effectuées le lendemain:
Maintenant passons en revue quelques grêlons que j'ai gardé bien soigneusement dans le congélateur:
Certaines personnes affirment avoir vu des grêlons plus gros encore, de l'ordre de 4 cm!
D'autres villes ont été particulièrement touchées par ces chutes de grêle. Vincennes par exemple en été la cible. Sur ces clichés on observe un véritable tapis de glace de plusieurs centimètres d'épaisseur. D'après l'auteur, les précipitations ont durée 3/4 d'heure (de 16h à 16h50) avec des grêlons de l'ordre de 1 à 2 cm maximum, mais bien plus abondants qu'au Perreux:
Lien de l'auteur: http://ddv.nerim.net/photos/2006-05-13-vincennes-orage/
D'après un témoin (fiable), un tapis de 20 cm a été perçut, toujours dans la région de Vincennes. On peux aussi penser que ces grêlons se trouvaient dans une pente et ont été accumulés dans certains endroits, entraînés par l'eau qui devait certainement ruisseler abondamment.
Pour conclure, ces orages d'une exceptionnelle violence ont à nouveau bien démontré que les caprices météorologiques peuvent sévir n'importe où, même dans les endroits les plus inattendu. Depuis, il me semble maintenant capital de toujours garder sur moi, de quoi pouvoir capturer de tel phénomènes, de façon à... prévoir l'imprévu. Quelle frustration pour un chasseur d'orages de se retrouver devant l'orage du siècle, et de ne pouvoir agir parceque son appareil photo est déchargé ou est resté à la maison!!
05 décembre 2006
Nuit du 26 - 27 Juillet 2006 dans les Yvelines: Orages d'une grande beauté
Les orages qui ont éclaté sur l'Ile-de-France dans la nuit du 26 au 27 Juillet 2006 ont été exceptionnels, surtout au niveau de la foudre. L'activité électrique incessante qui a duré pendant plusieurs heures a réunit une grande diversité d'éclairs aux structures grandioses. Les cellules orageuses, dont certaines ont été particulièrement fortes se sont généralisées sur la région dans un axe Sud-ouest Nord-est, touchant ainsi tous les départements de l'Ile-de-France en soirée et nuit.
Ce dossier est donc dédié à cette fabuleuse chasse qui mérite d'être archivée dans ces quelques lignes pour ne pas être oubliée trop vite. Il retrace en images, point par point, heure par heure la recette que nous à concocté le ciel cette soirée, ainsi que nos sentiments dans ces moments qui resterons gravés à jamais.
Situation générale:
La chaleur à été caniculaire pendant plusieurs jours. Le flux de Sud-ouest bien établi nous a apporté de l'air très chaud, venu d'Afrique. Les températures ont parfois largement dépassé les 30°C au plus chaud de la journée, avec 36 °C a Paris dans l'après-midi qui à précédé la dégradation, et ne descendaient pas en dessous de 20°C la nuit.
Bien que le temps était radieux, le marais barométrique dans lequel nous nous trouvions depuis déjà plusieurs semaines, n'a pas empêché l'arrivée de ce thalweg d'altitude par l'Ouest, presque isolé en goutte froide (à 500 hpa). Il est issu de cette dépression bien creuse située au Sud du Groënland, repoussant ainsi la dorsale plus à l'Est qui nous "protégeai". Venu du pôle, cet air froid à donc été à l'origine de ces orages intenses et bien organisés sur un gros quart Nord-ouest du pays. La petite dépression située sur l'Espagne à peut-être contribué au renforcement de ces cellules orageuses, en apportant son lot d'air humide et instable:
Chasse dans les Yvelines:
Passons maintenant à la poursuite de ces orages que j'ai effectué avec Aurélien, un prévisionniste qui guettai déja depuis plusieurs jours la dégradation. Il me tenait régulièrement informé de ce qui pouvait se passer sur la région. Selon lui, la fin de journée du 26 Juillet pouvait donner de bons orages.
Vers la fin d'après-midi, Aurélien m'appelle. Il est en plein dans ses prévisions météo, et m'informe que des cellules orageuses se sont formées au Sud-ouest de l'Ile-de-France, et se dirigent vers les Yvelines. Il m'invite donc à le rejoindre là-bas vers 20 h. Les orages semblaient être prometteurs...
Vite, je charge mon matériel et prend la A 86 en direction de Vernouillet, lieu fixé pour le rendez-vous. C'est après de bons moments de galère que je fini enfin par rejoindre Aurélien au bord de la route, posté depuis quelques moments, appareil photo en main. Déja un très long arcus s'était formé et se dirigeait droit sur nous. Il est alors presque 21 h 30. Ouf je suis arrivé juste à temps. Scène capturée par Aurélien:
L'ambiance y était particulière. On voyait ce ciel de plus en noir, dans un air très orageux prêt à exploser. De plus, le vent, le bruit, la déclinaison du jour et l'apparition des premiers éclairs et des premières gouttes, nous faisaient de plus en plus monter l'adrénaline, dans ce climat unique des étés chauds.
Notre position se situait sur la D 154 reliant Orgeval-Vernouillet, sur une colline dont le point culminant est de 170 m, avec une bonne vue Sud Sud-ouest. L'arcus se trouvait à environ 4 km au Sud-ouest de nous.
- Le point jaune représente notre position,
- Le trait large bleu foncé et un peu courbé matérialise l'arcus,
- Les flèches bleue foncé indiquent les orages qui sont arrivés et qui ont été observés, ainsi que leur sens de déplacement.
(légende valable pour les autres cartes):
A ce moment le vent était déja fort avec des pointes estimées à 80 km/h (rafales descendantes). Ces dernières emportaient avec elles des vagues de poussières impressionnantes qui nous ont martelé jusqu'à ce qu'il pleuve, c'est à dire vers 21 h 45. A cet instant les éléments se sont encore plus déchaînés, quand l'arcus est arrivé au zénith et que la nuit était presque totalement tombée. Il est temps de rentrer dans la voiture. Pluies et orages arrivent en force:
Déja les premiers éclairs se faisaient voir, puis se sont très rapidement multipliés à l'approche des cellules de plus en plus virulentes. On pouvait observer jusqu'à 1 éclair/s. La foudre est tombée tout autour de nous avec de bons fulminants positifs, parfois proches, et des éclairs inter-nuageux de toute beauté. La pluie s'est mit à tomber très fort. Le vent à quant à lui a diminué progressivement en intensité, après le passage de ce front de rafales.
A cet instant on se trouvait dans un moment, ou joie, inquiétude, passion, extase, fascination et adrénaline se mélangaient de façon divine. Le spectacle était impressionnant!! Seul hic, il nous était difficile de prendre tous ces éclairs du fait que nous étions dans la voiture, sous cette pluie torrentielle et avec la buée qui se formait sans arrêt. C'est donc surtout dans ma tête que ces images resterons gravées. Heureusement, Aurélien à pu faire quelques bonnes captures vidéos avec son apn, dont la qualité m'a agréablement surpris, surtout de nuit. En voici une des siennes:
Vers 22h30, une fois les derniers orages passés, la pluie cesse enfin après 3/4 d'heure de déluge (environ 30 mm). Nous nous trouvons maintenant à l'arrière de ces orages. Nous décidons donc de nous déplacer pour pouvoir capturer les derniers éclairs qui s'éloignent. Nous nous dirigeons alors un peu vers l'Est, et coupons la D 154 pour nous retrouver de l'autre côté, où un chemin de terre semblait nous diriger vers un point de vue intéressant:
Effectivement le lieu était parfait. Nous avions une vue vers l'Est qui faisait presque un secteur Nord Sud. Sans hésiter, nous nous installons au milieu d'un champs de blé fraîchement coupé situé juste en face. On observait ces orages bien organisés en ligne, où l'électricité y était très présente, avec là encore une grande variété de décharges électriques. A ce moment le plus gros était en train de se déchaîner sur Paris et les tours de la Défense qui se sont fait foudroyer à plusieurs reprises. Les systèmes orageux se trouvaient à environ 20 km du lieu où nous étions postés:
Nous avons pu observer de magnifiques spiders très ramifiés qui s'étalaient en forme palmée parfaite, et des décharges rampantes vraiment photogéniques. Certaines étaient tellement longues qu'elles arrivaient parfois juste au dessus de nous et devaient bien s'étirer sur environ 5 à 10 km. La capture de ces magnifiques éclairs a été très difficile, car trop peu prévisibles et bien trop vaste pour être parfaitement cadrés. Egalement de bons positifs observés de temps en temps. Nous étions vraiment comme des fous à cet instant:
Par moment le risque de foudroiement devait être important dans notre secteur. Un fulminant aurait très bien pu s'échapper des inter nuageux situés au zénith, pour tomber dans la zone où nous nous trouvions.
Maintenant il est 23 h 30. Les orages s'essoufflent peu à peu vers l'Est, et les quelques décharges alentours trop rares ne suffisent plus à satisfaire notre besoin. Soudain, derrière un bosquet d'arbres, des lumières brèves et lointaines apparaissent et commencent à attirer de plus en plus notre attention. Situées derrière une colline, nous ne pouvons rien voir mais les flashs sont de plus en plus nombreux. Vite, en voiture nous partons à la chasse de ces cellules nouvellement formées, qui vont, vous allez le voir, largement satisfaire notre soif pour cette nuit.
Nous nous rendons à Bouafle, une petite ville de style campagnard située sur une butte à 85 m d'altitude. Elle est Implantée entre la D 113 et la A 13, située à quelques kilomètres seulement de notre précédent lieu d'observation, et un peu plus au Nord-ouest. Là mes amis, les orages de nouveau organisés en ligne vont littéralement venir se déchaîner sur les Villes de Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie et Limay, avant de s'évacuer vers le Nord-est. Petite carte de notre position (point jaune) et sens de déplacement des orages (vecteurs bleu foncé). Le spectacle était déja bien entamé avant notre arrivée. Nous nous installons rapidement dans un champs situé plus bas:
Les coups de foudre les plus proches devaient se situer à environ 4 km, d'autres entre 5 -10 km de nous. Cette fois ils avaient mis leur plus belle tenue de soirée et fûrent d'une exceptionnelle beauté. Presque toutes les décharges touchèrent le sol. Certaines devaient être de forte intensité. La fréquence de foudroiement a été une nouvelle fois importante sur zone (environ 1 éclair/5 -10 s). Les fulminants qui frappèrent le sol portaient avec eux des ramifications de toute beauté, rares pour notre région d'après mon collègue chasseur.
Très souvent, plusieurs éclairs s'abattaient en même temps. On a pu observer un quadruple coup de foudre qu' Aurélien à heureusement réussi à capturer! Ouf! En moyenne c'était bien souvent 2 décharges simultanées, parfois des bifides qui se produisaient. Grosse émotion dans ces moments, ou l'on savait qu'il fallait savourer chaque instant car ils ne dureraient pas éternellement. Chacun de nous deux focalisés sur notre secteur, le doigt en permanence sur le déclencheur, nous ne pouvions nous empêcher d'exprimer notre joie lorsque qu'un éclair était dans le champs de notre objectif.
1h10, le spectacle touche à sa fin. C'est après 3/4 d'heure d'activité incessante que les orages se dégradent progressivement. Les pieds de pluie se font de plus en plus fin puis disparaissent les uns après les autres. Les coups de foudre diminuent d'intensité et se font de plus en plus espacés. Quelques minutes plus tard, tout se calme. C'est avec un peu d'amertume mais très heureux en même temps que nous reprenons donc la voiture et rentrons par le chemin des écoliers, délaissant derrière nous cet endroit, où beaucoup de choses se sont passées cette nuit.
Nous scrutons les quelques faibles décharges qui se produisent de si de là, avec par moment encore de beaux rampants. Quelques kilomètres après, nous nous arrêterons pour partager ces grands moments que nos appareils ont enregistrés, en commentant nos images de ces moments magiques, déja tant regrettés. Environ 45 minutes plus tard nous repartons et rentrons tout doucement (hein Aurélien? Lol!).
Nous arrivons sur le lieu où j'ai laissé ma voiture, sur le bord de la D 154, et décidons de retourner rapidement jeter un coup d'oeil dans le chemin de terre emprunté avant, pour capturer quelques décharges rampantes malgré tout encore tenaçes. Mais ces dernières sont maintenant bien trop rares et la fatigue commence à se faire sentir. Il est environ 3 h 30 du matin, et c'est après 4 h de pour bonheur que nous choisissons de rentrer chacun de notre côté.
C'est sur le chemin du retour que je me rendit compte à quel point les orages ont pu être étendus. En effet, sur toute la distance à vol d'oiseau de Mantes-la-Jolie au Perreux (ville où je réside) les orages étaient passés. Cela fait une zone de 70 km de long. La A 86 était même inondée sur certaines voies en arrivant à Créteil. L'extension orageuse de ce soir aura été bien plus importante. Constatez:
Pour ma part, j'aurais parcouru environ 200 km de route. La chasse aura vraiment été très instructive et très riche en émotion du début à la fin, surtout quand l'imprévu est venu s'y s'ajouter. Cela m'a également permis de découvrir la région, où l'on peux trouver d'excellents points d'observation pour les orages, où même pour y faire des balades. Merci aussi a Aurélien avec qui ce soir je suis vraiment rentré dans le vif du sujet pour mes premières chasses. A l'année prochaine peut-être!
Coupe verticale de 0h00
Je vous propose maintenant de revenir un moment sur l'analyse de la situation du 27 Juillet à 0h00 en coupe verticale:
Voyons le radiosondage de Trappes au moment où les premières belles décharges ont commencé à frapper la région de Mantes-la-Jolie. On s'aperçoit ici que la saturation de l'air jusqu'à condensation (offrant donc la possibilité aux orages de se former), se situe dans la couche moyenne et supérieure de la troposphère. On a par conséquent un point de rosée plus élevé (donc la base), et aussi un nuage orageux plus sec, dû fait que l'air peux contenir de moins en moins de vapeur d'eau avec l'altitude.
Ce type de situation est propice à la formation de cellules orageuses électriquement intéressantes. Elles sont capables de former des éclairs très ramifiés et en grand nombre, tout en ayant assez peu de précipitations à déverser, dans un air sous-jacent finalement assez sec. Les cellules ont cependant une durée assez courte, ce qui a été le cas lors de l'observation sur le terrain, mais ont été nombreuses avec des virgas et pieds de pluie assez faibles. C'est à mon avis, et d'après les quelques infos que j'ai glané, la raison principale qui à fait que ces éclairs ont été aussi ramifiés que rares pour notre région (sans prétention). Ces orages auraient certainement été tout autres si les couches inférieures avaient été poussé jusqu'à saturation.
Les orages chez moi:
Pour finir, voici que qu'a relevé mon barographe enregistreur le jour où les orages ont éclaté sur Le perreux chez moi, pendant que je chassai. Jamais la variation de pression n'aura été aussi rapide et aussi forte lors de situations orageuses depuis fin 1998 sur ma commune, date ou j'ai commencé les relevés, avec une variation maxi de 6 hpa en 1h 45:
D'après les témoignages, les orages ont été aussi très forts avec beaucoup de vent (environ 70 - 80 km/h), de pluie (environ 25 mm) et une intense activité électrique. Je n'ai malheureusement pas pu savoir si les décharges ont été aussi belles que dans les Yvelines. Mais qu'importe, c'est la plus belle soirée orageuse à laquelle j'ai pu assister. Et c'est avec un peu de nostalgie que je revisionne ces captures, en repensant aux étés chauds et secs, au moment même ou la mauvaise saison approche, avec ses journées uniformément grises et glaciales.
Je n'ai plus qu'une chose à dire, vive l'année prochaine!











































